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Les massacres de la St-Barthélémy

Le 24 août 1572 ont eu lieu les massacres des protestants de Paris par les ligueurs catholiques, retenus par l’histoire sous le nom de « massacres de la Saint-Barthélémy ». C’est l’épisode le plus sanglant des guerres de religion qui ont eu lieu en France entre 1559 et 1598.

La première mention officielle se trouve dans les registres du Petit Conseil qui sont les procès-verbaux de l’ancêtre du Conseil d’Etat actuel. Dans les séances du 31 août et 1er septembre 1572, sous l’intitulé « Massacres de France » sont relatés l’assassinat de l’amiral de Coligny le 24 août ainsi que le récit des violences et tueries qui viennent de se dérouler à Lyon le 28 août.

A la page suivante, Clermont d’Amboise, rescapé, dresse un premier bilan des tueries et formule le chiffre de 30’000 morts. Les « ministres de la parole de Dieu » (les pasteurs) engagent le Conseil à prescrire un jeûne et des prières pour « prévenir l’ire de Dieu ». Il est décidé de célébrer ce jeûne le 3 septembre – qui n’est pas, contrairement à ce que l’on croit, à l’origine du Jeûne genevois.

En automne 1572, les réfugiés affluent à Genève qui sort à peine d’une longue épidémie de peste qui a duré trois ans.

Les massacres de la Saint-Barthélémy

AEG RC 67

Transcription du texte :

« Dimanche dernier daoust 1572. Massacres de France –Nota – Messeigneurs ont été assemblés ce matin (ainsy que m’a esté déclairé et commandé de le registrer) sus l’advertissement donné par plusieurs marchands revenus hyer au soir de Lyon, comme le 24e de ce moys fust tué et massacré à Paris Mr l’admiral de Chatillon, plusieurs autres gentilhommes de la Religion qui y estoient allés à la célébration des nopces du Roy de Navarre et du prince de Condé, oultre ung grand nombre de paouvres fidèles de ladicte ville et d’ailleurs qui ont esté de mesme ainsy massacrés, et comme on entend que le semblable s’exécutera par tout le reste du royaume, ceci ayans desia esté le jour précédente raporté par Sibillon, revenant de Chambéry, a esté arresté qu’on en donne incontinant advertissement à Messieurs de Berne ; faict et arresté ce dimenche dernier de Aoust 1572. »