Accueil Expositions Côté chaire côté rue Côté chaire côté rue. La Réforme à Genève, 1517-1617

Côté chaire côté rue

Côté chaire côté rue. La Réforme à Genève, 1517-1617

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Affiche de l'exposition

L’exposition présente l’impact de la Réforme sur la vie quotidienne des Genevois. Si l’on célèbre cette année les 500 ans de la protestation de Martin Luther (1483-1536) contre les indulgences par ses 95 thèses en octobre 1517, cet événement n’a pas eu de véritables répercussions sur Genève avant le début des années 1530. Les idées luthériennes, qui se sont diffusées dans la cité dès les années 1520, engendrent alors une agitation religieuse qui n’est pas le fait de l’action individuelle d’un réformateur, mais qui émane d’une mobilisation collective. C’est ce que cette exposition voudrait illustrer. Il s’agit à la fois de montrer comment les Genevois se sont impliqués dans le processus de Réforme et de mettre en évidence la manière dont la conversion religieuse de la ville a affecté leur quotidien. Les archives se font en effet l’écho de l’activisme, des résistances ou de l’adaptation des différents acteurs – hommes, femmes comme enfants – et soulignent les changements réels – ou mythifiés – qu’impose la pratique du nouveau culte.

L’exposition aborde cette thématique en trois temps. Une première période (1517-1555) retrace l’introduction de la Réforme à Genève. Les prêches de Guillaume Farel (1489-1565) nourrissent l’effervescence religieuse qui s’exprime parfois par l’iconoclasme. La deuxième période (1555-1575) décrit la Réforme vécue «au quotidien». La population s’adapte aux nouvelles liturgies, côtoie les élèves de l’Académie, accueille l’afflux des réfugiés et subit les contraintes disciplinaires. Finalement, la troisième période (1575-1617) voit s’apaiser les esprits et la discipline s’assouplir. Les Genevois trouvent peu à peu un nouvel équilibre et l’année 1617 offre l’occasion de célébrer les cent ans de la Réforme.

L’exposition revisite également certains mythes sur la Réforme, par exemple son rapport à la danse, aux tavernes et au théâtre.

Les AEG conservent, restaurent et numérisent les documents sur lesquels les historiens travaillent. La présentation d’un projet de numérisation et de restauration systématique des archives de l’Église protestante complète cette exposition et met en évidence le travail historique en lien avec l’archive.

Cette exposition a lieu dans le contexte du 500e anniversaire de la Réforme luthérienne (1517). On pense communément que la Réforme genevoise commence en 1536. Or, l’adoption officielle par l’assemblée des citoyens genevois le 21 mai 1536, avant même l’arrivée de Jean Calvin dans la cité, ne vient qu’entériner un long processus dont les prémisses sont apparues à Genève – comme un peu partout en Europe – près de quinze ans auparavant, avec la première diffusion des idées luthériennes.

À l’occasion de cette exposition, un livre a été publié aux éditions de La Baconnière en 2018. À travers vingt-deux courts chapitres assortis d’illustrations et de documents d’archive retranscrits et modernisés, on comprend comment les Genevoises et les Genevois se sont impliqués dans le processus de Réforme et la manière dont la conversion religieuse de la ville a affecté leur quotidien. Les archives se font l’écho de l’activisme, des résistances ou de l’adaptation des hommes et des femmes, comme des enfants, et témoignent des changements qu’impose la pratique du nouveau culte, qui ont parfois donné lieu à des représentations mythifiées. L’ouvrage couvre l’ensemble du XVIe siècle, jusqu’aux premières commémorations de la Réforme qui interviennent en 1617.

Grosse, C., Dunant Gonzenbach, A., Dunant, A., Solfaroli Camillocci, D., Vernhes-Rappaz, S., Fornerod, N., & Gross, G. (2018). Côté chaire, côté rue : l’impact de la Réforme sur la vie quotidienne à Genève (1517-1617). La Baconnière.

Grosse, C., Dunant Gonzenbach, A., Dunant, A., Solfaroli Camillocci, D., Vernhes-Rappaz, S., Fornerod, N., & Gross, G. (2018). Côté chaire, côté rue : l’impact de la Réforme sur la vie quotidienne à Genève (1517-1617). La Baconnière.

Cote AEG B 5286

 

Conception

Christian Grosse
Nicolas Fornerod
​Anouk Dunant Gonzenbach

Équipe de travail
Nicolas Fornerod, Université de Genève, Institut d’histoire de la Réformation, département d’histoire générale
Geneviève Gross, Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS)
Christian Grosse, Université de Lausanne
Daniela Solfaroli Camillocci, Université de Genève, Institut d’histoire de la Réformation
Sonia Vernhes-Rappaz, Université de Genève, équipe Damoclès
Anouk Dunant Gonzenbach, Archives d’État de Genève